samedi 7 novembre 2009

Un gazoduc dans la Baltique



Northstream est le futur gazoduc qui reliera la Russie à l’Allemagne en passant par les territoires finlandais, suédois et danois. Il approvisionnera l’Europe en gaz Russe par un canal « sûr ».

Après le Danemark, qui avait donné son accord le 20 octobre dernier, c’est au tour de la Suède d’avaliser le projet d’oléoduc dans ses eaux territoriales.
Cette décision commune intervient après des années d'ajournements, alors que l’éternel conflit gazier entre la Russie et l’Ukraine reprend du service.
Vladimir Poutine, le premier ministre russe en a profité pour rappeler que si l’Ukraine ne réglait pas ses factures, les approvisionnements européens en gaz russe risquaient d’être cette année encore, sérieusement perturbés. Las de ces différends politico-économiques entre les deux entités de l'Est, les pays de l’Union Européenne voient en Northstream la solution qui leur permettra de ne pas devenir les otages réguliers des tensions russo-ukrainiennes.

Des risques écologiques et sécuritaires

Les pays nordiques ont émis à plusieurs reprises de nombreuses réserves quant à l'installation de ce gazoduc. En effet, l’écosystème de la Baltique, déjà fortement fragilisé par les diverses activités maritimes (pêche, croisières, activités pétrolières) pourrait à terme être doublement menacé. La commission d’Helsinki sur la protection de l’écosystème marin rappelle que 40 000 tonnes d’armes chimiques reposent au fond des eaux. Le gouvernement finlandais exhorte d’ailleurs Northstream à prendre toutes les mesures nécessaires pour empêcher et minimiser les éventuels dommages. En Finlande, le gouvernement a précisé que sa décision définitive dépendait de l'agence régionale de l'environnement, attendue dans les semaines à venir.

Piloté par le géant gazier russe Gazprom et deux groupes allemands, le gazoduc Northstream reliera sur plus de 1200 kilomètres Vyborg en Russie à Greifswlad en Allemagne. A terme, les deux tubes achemineront 55 milliards de m3 de gaz naturel russe vers le marché européen, ce qui devrait représenter 11% de la consommation annuelle prévue en Europe en 2011.



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