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jeudi 5 janvier 2012

Norvège : des milliers de harengs échoués sur une plage


Photo : Michel Gronemberger

Des milliers de harengs ont été retrouvés il y a quelques jours sur une plage de Kvaenes, en Norvège.
Les spéculations sont nombreuses. Est-ce des prédateurs qui auraient poussé les poissons vers la côte ou les conséquences d'uen terrible tempête qui a ravagé le pays un peu plus tôt ? la question n'a toujours pas de réponse.



jeudi 15 décembre 2011

Norvège : pénurie de beurre dans tout le pays

En préambule….

J’ai reçu dernièrement de très nombreux messages de lecteurs qui prenaient des nouvelles de moi et s’interrogeaient sur l’hibernation anormalement longue de mon blog. 
Vos attentions m’ont touché et je vous en remercie. 
Pour être sincère avec vous, j’ai eu besoin de faire une petite pause dans l’écriture. Quelques points de suspension positifs dans la mesure où j’ai pu de nouveau goûter à cette sensation étrange et délicieuse qui s’accroche à moi dès que je m’éloigne un peu trop longtemps des contrées nordiques : le manque. Et c’est ce manque, stimulant et euphorisant, qui me fait revenir auprès de vous, pour vous parler de ces pays septentrionaux si chers à mes yeux et à mon cœur (résolument)…au nord.



A quelques jours des fêtes de fin d’année, je souhaitais vous parler d’un sujet peu relayé en France mais qui résonne dans toute la Scandinavie et gronde en Norvège : une pénurie de beurre sans précédent. 
Chez certains commerçants, sur les marchés ou sur Internet, les prix de vente s’affolent. 
Lundi dernier, 500 grammes de beurre se vendaient sur la toile à 600 NOK (environ 75 €). Dans les boutiques, 250 grammes de beurre s’arrachaient à 10 €, soit quatre à cinq fois le prix moyen.

En Norvège, le marché du lait est contrôlé à 90 % par la marque Tine. Un quasi monopole qui aux yeux des consommateurs, rend l’entreprise laitière entièrement responsable d’une pénurie qui aurait pu être évitée ou atténuée, dès les premiers signes de ralentissement de la production il y a quelques mois. 
Pour assurer sa défense, Tine déploie des arguments qui peinent à convaincre, rappelant que les fortes pluies de la fin d’été ont eu des effets négatifs sur la qualité de l’alimentation des vaches, avec pour conséquence directe une baisse de la production laitière. L’entreprise pointe également du doigt le régime « low carb ». Très en vogue à l’heure actuelle en Norvège, il consiste à tartiner généreusement de beurre et de fromage ses tranches de pain, entraînant de facto, un accroissement de la demande. 



Un protectionnisme étouffant

Dans son édition de mardi, le quotidien norvégien Dagens Næringsliv écrivait que depuis des années, Tine et ses fermiers, réunis en cartel, profitent d’une situation qui les protègent des lois de la concurrence et de l'entrée sur le marché de produits alimentaires étrangers plus compétitifs. Les mesures protectionnistes frappent ces produits de quotas sévères et de coûts de douane élevés (un peu plus de 3 € par kilo de beurre par exemple). Par ailleurs, d'autres règles compliquent voire empêchent leur mise sur le marché, comme les exigences de présentation des emballages en norvégien.
Mais face à l'ampleur de cette crise alimentaire, le gouvernement norvégien a consenti à un allègement provisoire de ses restrictions et passé les frais de douane de 3 € à 0,50 € par kilo de beurre.
Résultat, depuis hier, le concurrent danois de Tine, Synnøve Finden, approvisionne les commerces du royaume en beurre belge. Plusieurs centaines de tonnes de beurre devraient ainsi entrer en Norvège avant la fin de l’année. Un véritable soulagement pour la population qui va (enfin) pouvoir bénéficier d'un petit répit jusqu'au début du mois de janvier, Tine ayant indiqué une reprise des approvisionnements pour la première semaine de 2012.
En attendant, et pour être sûr de ne pas manquer de beurre, les norvégiens peuvent toujours souscrire à un abonnement au journal Firda Posten. Dans son édition du début de semaine, le quotidien local offrait 500 grammes de beurre pour toute souscription d’un abonnement minimum de 10 mois !



lundi 29 août 2011

Un été en Norvège, suite

[Cliquez sur les photos pour les agrandir]
Trondheim, cathédrale Nidaros
Marché aux fruits de Trondheim
Vue depuis les hauteurs d'Ålesund
Douceur de vie...



Toutes les photos m'appartiennent. Merci de me demander l'autorisation pour toute éventuelle utilisation.




jeudi 18 août 2011

Un été en Norvège, suite

[Cliquez sur les photos pour les agrandir]


les îles Lofoten....


Le village de Reine


Au bout de la route, Å




Henningsvaer


Toutes les photos m'appartiennent. Merci de me demander l'autorisation pour toute éventuelle utilisation.





jeudi 4 août 2011

Norvège : un été au Cap Nord

[Cliquez sur les photos pour les agrandir]

Attente impatiente du soleil de minuit...


Qui arrive, tout d 'or vêtu...



Féerie ardente...



Ciel mordoré...

Et joli tapis de coton sur l'océan glacial arctique... 



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vendredi 22 juillet 2011

Norvège : explosion et fusillade à Oslo

NRK.no
Une explosion s'est produite ce vendredi 22 juillet dans le centre ville d'Oslo en Norvège, près du siège du gouvernement  Lors de la première conférence de presse qui s'est tenue dans la capitale norvégienne à 17h30, la police, qui fait état de morts et de blessés, a affirmé que cette explosion avait été causée par une bombe.
La déflagration, particulièrement violente, a été entendue dans toute la capitale.
Par ailleurs, un homme a ouvert le feu lors d'une université d'été de la jeunesse travailliste,sur une île des environs d'Oslo, tuant 10 personnes, selon la presse. Il aurait été arrêté.

Pour suivre la plupart des développements, je vous conseille le site du nouvel observateur, qui propose un flux d'informations régulièrement mises à jour :


Ainsi que le site de la chaîne norvégienne NRK 

Je reprends par ailleurs quelques éléments sur le twitter du coeur au nord.

Norvège : un été près du Cap Nord

Voici quelques photos de mon séjour estival en Norvège. Vous pouvez cliquer sur les clichés pour les agrandir.
Je suis ici près du Cap Nord, dans le petit village de pêcheurs de Kamoyvaer.


Silence de lune et réveil de brume...


aux parfums marins...


Des morues sèchent à l'air libre ; elles auraient du être rentrées depuis juin...


Ici, je regarde la vie suivre son cours, comme on observe les grandes plaines dénuées de végétation ou encore l'océan glacial arctique ; sans penser à rien.



Toutes les photos m'appartiennent. Merci de me demander l'autorisation pour toute éventuelle utilisation.


vendredi 24 juin 2011

Norvège : inauguration d'un mémorial aux sorcières


Émotion dans la petite ville de Vardø au nord de la Norvège à l’occasion de l’inauguration d’un mémorial aux sorcières, bâti en l’honneur d’une centaine de personnes, accusées de sorcellerie et brûlées sur des bûchers au XVIIème siècle.
Parmi les invités, des ministres, des notables mais aussi et surtout la présence de la reine Sonja.

Construit par l’architecte suisse Peter Zumthor, le mémorial consiste en un long hall, le long duquel sont alignées 91 fenêtres, en souvenir de chaque femme et homme ayant été accusés de complicité avec le diable.
A proximité du hall, une grande verrière accueille une chaise. Cette création de l’artiste française Louise Bourgeois, de laquelle s'échappent des flammes, est censée être placée à l’endroit même où trônait le bûcher. 

A gauche, la reine Sonja et le Père Stein Ovesen. Photo : Heiko Junge.
L’ouverture du monument a permis à Stein Ovesen, le prêtre de Sør-Varanger, de rappeler que l’église endossait la responsabilité de ce qui s’était passé et condamnait "les violences exercées sur les personnes, les races, le sexe et la religion". 
La reine Sonja quant à elle, a salué une oeuvre "monumentale, indispensable pour ne jamais oublier les atrocités et persécutions ayant eu lieu dans la région ».
C’est en effet dans le Finnmark que la chasse aux sorcières a été la plus meurtrière. 31 % de toutes les condamnations à mort y ont été prononcées au XVIIème siècle.

mardi 17 mai 2011

Norvège : le 17 mai

Je vous propose aujourd'hui de (re)découvrir un billet posté l'année dernière sur le 17 mai en Norvège et ce que ce jour évoque pour moi. 


Aujourd’hui lundi 17 mai, la Norvège célèbre sa fête nationale et à travers elle, son unique constitution, rédigée en 1814, laquelle la détachait de près de 400 ans de domination danoise. Séparée du Royaume du Danemark, la Norvège n’en devait pas moins accepter une nouvelle union avec la Suède et attendre 1905 avant de goûter aux véritables joies de l’indépendance.


J’ai posé le pied pour la première fois en Norvège un 17 mai. C’était il y a une dizaine d’années. Je m’en souviens comme on se souvient d'un premier émoi amoureux. J’avais atterri à l’aéroport d’Oslo après avoir survolé son fjord paisible et scintillant. Le soleil se levait et des nuages de beau temps pointaient dans l’air bleu.
A peine la porte de l’aéroport franchie, j’aperçus un peu surpris des hommes, des femmes et des enfants en costumes traditionnels. Les fameux bunads, ces tenues aux originalités variées d'une région à l’autre.


Alors que le car prenait la route de la capitale, les drapeaux fleurissaient un peu partout et je m’étonnai de la présence de toutes ces hampes dans les jardins. Les Norvégiens étaient-ils aussi patriotiques ?
Arrivé sur l’avenue Karl Johan, j’obtins la réponse à ma question et pus mesurer l’ampleur de l’évènement. Happé par une foule colorée et joyeuse qui entonnait un air qui m’était encore inconnu (il s’agissait de l’hymne national "Ja vi elsker dette landet", "oui nous aimons ce pays"), j’arrivai jusqu’au pied du Palais Royal du haut duquel la famille royale saluait la foule.


Une journée festive
Depuis quelques années, le 17 mai est porté par les enfants et les jeunes. Il n’est pas rare en effet de voir les écoliers se rassembler derrière la bannière de leur école et participer à une multitude de jeux et de divertissements.
Loin d'être en reste, les futurs bacheliers ajoutent leur pierre au côté burlesque et amusant des célébrations. Mais leur comportement, bruyant et parfois impoli reste souvent décrié.
On les appelle les Russ. Le terme viendrait du latin cornua depositurus (déposer ses cornes, ou muer).


Quand je suis venu pour la première fois en Norvège, j’ai su que j’allais aimer ce pays. Mon périple se poursuivit dans la région des fjords. Les arbres fruitiers étaient en fleurs. Les ruisseaux bondissaient et chantaient partout en dévalant les versants. Les cascades rugissaient le long des falaises et la neige enveloppait encore le sommet des montagnes. Je devais y rester une semaine. J’y passai tout l’été.
Premier volet d’une longue série d'échappées qui se poursuivent aujourd'hui encore.
 
Crédit photos : www.thegogglesdonothing.com

lundi 16 mai 2011

Vendredi 13 en Europe du Nord

Vendredi 13, voilà une date qui pour certains évoque la malchance et réveille des superstitions en tous genres. Un chat noir dans la rue ? nul doute que ce suppôt ou cette incarnation du diable noircira vos journées à venir... Un miroir qui se brise ? une chose est sûre, vous signez pour sept ans de malheurs...

Pour d'autres, vendredi 13 est un jour de chance, augure d'une journée réussie. Alors pourquoi ne pas tenter sa chance aux jeux voire demander une augmentation à son patron ?


En Europe du Nord, le vendredi 13 est associé à la crainte. Aussi loin qu'il est possible de chercher, les norrois entretenaient déjà des rapports ambigus avec le chiffre 13.
Connaissez-vous l'histoire de la mort du Dieu Baldr, ce dieu de l'amour et de la lumière, fils d'Odin (Dieu principal de la mythologie nordique) ?
Un jour, Odin décide d’organiser un dîner sympathique avec 11 dieux amis dans sa demeure de Valhalla. Fort mécontent de ne pas avoir été invité, Loki, incarnation de la traîtrise et du mal se joint malgré tout aux festivités et déclenche l’ire de Baldr qui par tous les moyens, tente le mettre à la porte. Un combat des plus violents éclate entre les deux personnages. Loki se saisit d'une flèche empoisonnée qu'il décoche en plein coeur de Baldr, lequel meurt sur le coup.
Dès lors, le chiffre 13 se teinte de noir. 
Aujourd'hui encore, se retrouver à 13 personnes autour d'une table est à éviter en Scandinavie. Ce chiffre, lié à la peur, à la superstition et à la mort, porte malheur.


Un autre épisode de la mythologie me vient à l'esprit quand il s'agit d'évoquer les superstitions autour du vendredi 13 en Europe du Nord. Je pense ainsi à Freyja, déesse de l'amour et de la fertilité, épouse d'Odin. Autrefois respectée et vénérée (on la priait car elle était clémente et généreuse en amour), elle devient le symbole de la sorcellerie quand au IXème et au XIème siècle, Norvège, Suède et autres contrées du nord se convertissent au christianisme. De divinité, elle passe au rang  de sorcière vengeresse qui tous les vendredis, invite le diable et 11 sorcières à jeter de mauvais sorts aux hommes.

Les superstitions ont donc la vie dure dans les contrées nordiques où les peurs et les craintes sont principalement rattachées à la mythologie....

mercredi 6 avril 2011

Moddi : un écorché vif à la musique bouleversante

Le jeune artiste dont j’ai envie de vous parler aujourd’hui s’appelle Moddi. Il a 23 ans, voue un culte aux pulls norvégiens (!) et ne connait pas le douloureux complexe de la chute de cheveux. En vérité, Pål Moddy Knutsen (en entier sur la carte d’identité) se joue de tout artifice. Il en va de même pour sa musique. Bruts de mélancolie, ses textes et ses mélodies sont à l'image des paysages qu’il voit le matin quand il ouvre les yeux et regarde la mer, là-haut, près du cercle polaire.

Son premier album s’appelle Floriographie. Pour quelles raisons a-t-il voulu évoquer l’importance du langage des fleurs dans un opus où jamais on ne les voit ? Probablement pour transmettre une pensée en filigrane, une invitation à regarder et à écouter chaque élément de la nature, visible ou invisible : les vagues, le souffle du vent, les roches immobiles, chacun étant porteur d'un message.
Véritables plages de 5 à 7 minutes, ses titres sont marqués par des univers poétiques et des tristesses vagues, comme dans le bouleversant « a sense of grey ». On reconnaît les grands artistes au don qu’ils ont à vous faire imaginer, avec de minuscules détails, de véritables scènes imagées et ce, dès les premières mélodies. Avec Moddi, il n’est pas difficile deviner la beauté des montagnes norvégiennes, les ciels bousculés de nuages et la mer qui s’offre toute entière au regard. Cette mer de contrastes, qui donne aux hommes et leur reprend tout, parfois jusqu'à la vie.


Cette dualité, on la retrouve dans les morceaux du norvégien, dont la construction respecte un schéma bien établi, déterminé par deux ou trois minutes apaisées, qu’une véritable souffrance rattrape en plein vol. Je pense notamment à « smoke » ou à « stuck in the waltz », dont la langueur s’infiltre dans chacune de nos fêlures, pour nous permettre de saisir l’immense complexité d’un artiste écorché vif, évoluant entre tourmente et espoir. Des extrêmes que renforcent les cordes et les vents, violon, viole, guitare et accordéon.

Une fois les 8 titres écoutés (dont un bonus en norvégien !) Floriographie apparaît sans conteste comme un album triste. Mais pas de ces tristesses rongeantes qui s'installent durablement. Plutôt des tristesses de passage qu'une ode à nature enveloppent d’espoir. Un jeu d'équilibriste difficile mais que Moddi relève à la perfection.




jeudi 27 janvier 2011

Bocuse d'or : un trio scandinave !

Rasmud Kofoed

Récompenses en série pour trois pays scandinaves qui se classent en tête du palmarès des derniers Bocuse d’Or : première place pour le Danemark, deuxième pour la Suède, troisième pour la Norvège...

Certes, j’étais préparé à ce qu’un pays nordique se distingue ; mais de là à applaudir un trio scandinave, j’avoue ma surprise.
Pour être tout à fait honnête, j’avais placé de grands espoirs sur le Danemark car les grands chefs danois font preuve d’originalité en travaillant avec finesse et fantaisie des produits de saison qu’ils mêlent aux herbes, aux fleurs, aux champignons et aux baies…une tendance très "nature" qui plaît aux gourmets. 

A 36 ans, c’est Rasmud Kofoed, chef et propriétaire du restaurant Géranium à Copenhague (décoré d’une étoile au Michelin) qui remporte le Bocuse d’Or, la plus prestigieuse récompense gastronomique. 
Dans une ambiance survoltée et festive, insufflée par de nombreux groupes de supporters, les cuisiniers ont travaillé sans relâche durant cinq heures sur un exercice imposé autour de deux selles d’agneau d’Ecosse, une lotte entière avec sa tête, quatre tourteaux vivants et vingt langoustines.
Rasmud Kofoed a proposé au jury un rôti d’agneau au thym et aux airelles séchées, une épaule d’agneau aux petits oignons et une gelée de champignons garnie de pommes de terre et de ris d’agneau, de citron, de poireau et de raifort.
Quant à sa lotte, Kofoed l'a cuisinée avec du foin brûlé (oui, c'est possible) du thym, des légumes croustillants et des langoustines en gelée.
Déjà Bocuse d’argent 2007 et Bocuse de bronze 2005, Rasmud Kofoed s’entraîne depuis six ans pour gagner cette compétition internationale. 
Il repart avec un chèque de 20 000 euros, une reconnaissance de ses pairs et bien évidemment, une notoriété internationale...

Classement Final :
1- Danemark, Rasmus KOEFOED
2- Suède, Tommy MYLLYMÄKI
3- Norvège, Gunnar HVARNES
4- France, Jérôme Jaegle

dimanche 19 décembre 2010

Noël en Norvège

En ces périodes de fêtes, je vous propose de retrouver quelques sujets abordés l'année dernière sur ce blog, autour de la préparation de Noël dans certains pays du Nord. On commence avec la Norvège !


Une préparation ritualisée

En Norvège, la préparation des fêtes débute dès l’Avent.
Dans les familles où le respect des traditions est l’un des piliers des festivités, on élabore avec créativité un calendrier fait maison et l'on y dépose un chocolat ou un petit présent pour chaque nouveau jour.


Une autre variante consiste à piquer dans une orange 24 clous de girofle que l’on enlève au fil des jours, mettant ainsi à rude épreuve la patience des bambins dont la seule hâte est de plonger une fois pour toutes dans la féérie de Noël.
En effet, même si la magie des bougies et des guirlandes scintillantes a déjà enveloppé les intérieurs, ourlant les maisons d'une atmosphère veloutée, il manque un élément majeur : le sapin.
Paré de ses plus beaux atours le soir du 23 décembre, sa décoration, en famille, offre d'inoubliables moments de joie.
Dans le même temps, on sert le "gløgg", un fameux vin chaud typiquement scandinave, dans sa version alcoolisée ou non alcoolisée.


Noël le 24 Décembre

En Norvège, le jour de Noël ne se fête pas le 25 mais le 24 décembre.
Les grandes tablées animées où chacun se livre à un discours ne sont pas rares.
Quant aux spécialités culinaires, elles varient d'une région à l'autre. Au nord du pays ou le long des côtes, le poisson est dans toutes les assiettes (ou presque). On y déguste le « lutefisk », une morue marinée dans une solution alcaline. Seuls les norvégiens de souche, ceux qui ont grandi dans le froid piquant du cercle polaire arctique peuvent apprécier ce plat au goût si particulier !
Ailleurs, le "svineribbe", une côte de porc cuisinée ou encore le "pinnekjøtt", une côte de mouton salée éveillent les papilles. Ces mets sont de temps à autres servis avec une choucroute sucrée.
Le riz au lait, lui, est consommé avec délice un peu partout dans le pays. Présenté dans un grand plat ou dans des ramequins, il cache une amande qui une fois découverte, promet une surprise au gourmand ou à la gourmande.

Père Noël et lutins


Et le Père Noël dans tout ça ? Certes, il est central dans la magie des fêtes de fin d'année mais les enfants aiment aussi les lutins, les "Julenisser". Personnages légendaires, ils vivent dans les étables et sont souvent très susceptibles. S'ils n'ont pas été traités avec respect et gentillesse par les adultes et les petits, ils leur jouent des tours.  Mais il est aisé de les amadouer et d'obtenir leur pardon, en leur offrant par exemple un grand bol de riz au lait !

God Jul !*
Joyeux Noël !

mardi 2 novembre 2010

Le régime nordique a le vent en poupe

En Islande, Suède, Norvège ou encore au Danemark, les habitudes alimentaires diffèrent quelque peu de nos modes d'alimentation "latins", culture, climat et géographie obligent.
Alors que trouve-t-on dans les assiettes ? 
Beaucoup de matières grasses riches en omégas 3 et en antioxydants ; ainsi, poissons des mers froides, graines, baies et autres choux régalent les amateurs. 
Un régime aux multiples bienfaits qui réduirait de manière significative les risques de maladies cardiovasculaires, le diabète mais aussi le cholestérol et de fait, prolongerait l’espérance de vie.
Sur la toile, dans les magazines et sur les étagères des libraires, les articles et autres ouvrages sur le sujet ne cessent de fleurir, au point de faire de l'ombre au célèbre régime crétois. 
Alors hier, je me suis dit qu'il serait tout de même intéressant de feuilleter un des nombreux bouquins proposés à la vente. 
Le dernier en date s'appelle « le régime nordique ». Il est signé Carole Garnier et Anne Dufour. 
Celles et ceux qui attachent de l'importance à la nutrition, au goût et au bien être devraient y trouver leur bonheur.




Les deux journalistes peignent les points forts d’une alimentation riche en omégas 3, en polyphénols « super-antioxydants » mais également en fibres et en vitamines D. 
On y trouve également un classement des aliments santé par excellence : saumon, myrtilles, cassis, choux, carottes ou encore avoine ou et huile de colza. Bref, une formule gagnante, celle qui mêle saveurs et petits prix et vise la santé optimale. 
D'ailleurs, les auteurs proposent aussi un programme santé minceur de quinze jours jalonné de recettes légères et efficaces : velouté de carottes au fenouil, mijoté d’agneau des bois, mousses aux myrtilles ;  les papilles des gourmands devraient pétiller.
Naturellement, un régime sans exercice n'aurait pas les mêmes résultats, voilà pourquoi quelques pages du bouquin sont consacrées au "Nordic way of life" : marche nordique, sauna et autres sports d'hiver...  Avis aux amateurs !
Me concernant, je préfère retourner à mes pølser, ma petite bière et ma tranche de pizza. C'est aussi ça le Nordic way of life !

vendredi 8 octobre 2010

Norvège : découvrez Rune Guneriussen


Depuis quelques jours, je ne cesse de les regarder.
Les installations et les photographies de Rune Guneriussen me fascinent. 
Discrètes, mélancoliques et captivantes, elles semblent sonder le caractère intérieur de chacun de ses contemplateurs.

L'un d'entre eux est aussi leur créateur.
Rune Guneriussen, 33 ans, artiste solitaire, est un habitué des grandes promenades au coeur des  paysages norvégiens. C'est dans ces espaces infinis qu'il puise l'inspiration.

Artiste conceptuel, Rune Guneriussen utilise des objets du quotidien et les photographie au coeur de la nature norvégienne.
Diplômé du Surrey Institute of Art and Design, sa carrière, déjà bien lancée dans son pays d'origine, s'apprête à connaître le même succès en Allemagne, en Estonie, en Pologne et en Bulgarie.

Toutes élaborées sur site, les structures de Guneriussen sont photographiées en fin d'action.
Le travail est hautement complexe et nécessite de longues heures de préparation et d'installation.
En France, il a fait sensation l'année dernière, dans le cadre de la nuit blanche. Ses créations, installées dans le parc parisien des Buttes Chaumont, avaient conquis le public.

Au parc des Buttes Chaumont de Paris en 2009.
Bonne nouvelle pour celles et ceux qui l'apprécient ou souhaitent le découvrir plus en profondeur, le norvégien revient dans l'hexagone. 
Ses oeuvres seront exposées à la galerie melanieRio de Nantes jusqu'au 29 octobre.


Les créations de Guneriussen ne délivrent pas un message en particulier. Pour l'artiste, c'est à chacun d'inventer sa propre histoire, d'avoir sa propre interprétation.
Si vous êtes du côté de Bayeux (14) ou comptez vous y rendre à l'occasion du festival nordique "les Boréales", sachez que Guneriussen exposera au Radar, 24 Rue Cuisiniers.



 Crédit photo: Rune Guneriussen