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mardi 17 mai 2011

Norvège : le 17 mai

Je vous propose aujourd'hui de (re)découvrir un billet posté l'année dernière sur le 17 mai en Norvège et ce que ce jour évoque pour moi. 


Aujourd’hui lundi 17 mai, la Norvège célèbre sa fête nationale et à travers elle, son unique constitution, rédigée en 1814, laquelle la détachait de près de 400 ans de domination danoise. Séparée du Royaume du Danemark, la Norvège n’en devait pas moins accepter une nouvelle union avec la Suède et attendre 1905 avant de goûter aux véritables joies de l’indépendance.


J’ai posé le pied pour la première fois en Norvège un 17 mai. C’était il y a une dizaine d’années. Je m’en souviens comme on se souvient d'un premier émoi amoureux. J’avais atterri à l’aéroport d’Oslo après avoir survolé son fjord paisible et scintillant. Le soleil se levait et des nuages de beau temps pointaient dans l’air bleu.
A peine la porte de l’aéroport franchie, j’aperçus un peu surpris des hommes, des femmes et des enfants en costumes traditionnels. Les fameux bunads, ces tenues aux originalités variées d'une région à l’autre.


Alors que le car prenait la route de la capitale, les drapeaux fleurissaient un peu partout et je m’étonnai de la présence de toutes ces hampes dans les jardins. Les Norvégiens étaient-ils aussi patriotiques ?
Arrivé sur l’avenue Karl Johan, j’obtins la réponse à ma question et pus mesurer l’ampleur de l’évènement. Happé par une foule colorée et joyeuse qui entonnait un air qui m’était encore inconnu (il s’agissait de l’hymne national "Ja vi elsker dette landet", "oui nous aimons ce pays"), j’arrivai jusqu’au pied du Palais Royal du haut duquel la famille royale saluait la foule.


Une journée festive
Depuis quelques années, le 17 mai est porté par les enfants et les jeunes. Il n’est pas rare en effet de voir les écoliers se rassembler derrière la bannière de leur école et participer à une multitude de jeux et de divertissements.
Loin d'être en reste, les futurs bacheliers ajoutent leur pierre au côté burlesque et amusant des célébrations. Mais leur comportement, bruyant et parfois impoli reste souvent décrié.
On les appelle les Russ. Le terme viendrait du latin cornua depositurus (déposer ses cornes, ou muer).


Quand je suis venu pour la première fois en Norvège, j’ai su que j’allais aimer ce pays. Mon périple se poursuivit dans la région des fjords. Les arbres fruitiers étaient en fleurs. Les ruisseaux bondissaient et chantaient partout en dévalant les versants. Les cascades rugissaient le long des falaises et la neige enveloppait encore le sommet des montagnes. Je devais y rester une semaine. J’y passai tout l’été.
Premier volet d’une longue série d'échappées qui se poursuivent aujourd'hui encore.
 
Crédit photos : www.thegogglesdonothing.com

vendredi 10 septembre 2010

îles Féroé : mon coup de coeur du moment !


Avant le week-end, je tenais à vous faire partager mon coup de coeur musical du moment : Budam, un jeune artiste des îles Féroé au style totalement atypique.
Alors évidemment, son album est sorti il y a un petit moment déjà. 
Mais comme il n'est jamais trop tard pour écrire sur ceux qu'on aime, voici deux trois impressions après quelques écoutes en boucle.

Pour commencer, la pochette et le titre du disque sont globalement annonciateurs de l'atmosphère générale.
Comme un ciel ténébreux parsemé de timides parcelles azurées, "Stories of Devils, Angels, Lovers and Murderers" est un mélange de mélancolie, d'angoisse mais aussi d'espoir et de fête.
On ressent le fragile équilibre de l'artiste rêveur, traversé de doutes ; qui de ses voyages autour du monde empreinte aux autres un peu de leur lumière. Et de retour au pays, laisse s'échapper de ses valises quelques musicalités inspirées.
Il y a dans cette oeuvre tout à fait singulière des mélodies ourlées de blues, de jazz ou encore de rock, sans oublier quelques accents balkaniques colorés.
Euphorisant et désenchantant à la fois, l'opus de Budam plaira à celles et ceux qui aiment jouer avec le feu des émotions contrastées...



A l'occasion des Boréales de Caen, Budam sera invité résident durant trois semaines.
La soirée de présentation du programme 2010 offrira aux intéressé(e)s la possibilité de découvrir cet artiste hors norme.
Entrée libre sur réservation
vendredi 8 octobre 2010, à 19:30
Comédie de Caen / Centre Dramatique national de Normandie
Plus d'infos sur http://www.crlbn.fr/les-boreales/